samedi 29 décembre 2018

Petit bilan de l'année 2018



Nous voici de retour après quelques jours d’absence. J’espère que vous avez passé un joyeux Noël, pour ceux qui avaient la chance de le fêter.
La nouvelle année arrive à grands pas, il est temps pour nous, une fois de plus, de faire le bilan de l’année écoulée.

Ça continue dans l’édition classique
Deuxième année pour nous dans l'édition classique, avec, au mois de juin,

un titre paru chez Robert Laffont : Au Coeur du Solstice,


et un autre au format poche chez Pocket : Projet Anastasis. Une belle aventure aussi de voir apparaître son livre au format poche et donc disponible pour un budget moindre, favorisant ainsi les découvertes.
Ce même titre est paru également chez France Loisirs additionné de quelques chapitres bonus, nous permettant de découvrir ce club de lecture et l'enthousiasme de ses libraires.



Toujours une belle mise en place en librairie pour ces titres, même si la promotion et les ventes ont été un peu décevantes.
En parallèle, le format numérique continue de conquérir de nouveaux lecteurs, aussi bien sur Amazon que sur Kobo et ailleurs.

Merci à tous ceux qui nous ont soutenus, notre éditeur et toute l'équipe de Robert Laffont bien sûr, mais aussi les libraires qui ont conseillé nos titres, les lecteurs, les chroniqueurs et ceux qui laissent des commentaires en ligne.

Merci également aux libraires qui nous ont accueillis pour des séances de dédicace : la maison de la presse de Concarneau, la Fnac de Grand-Place à Grenoble, les France loisirs de Grenoble et de Bourgoin-Jallieu. 

Un grand merci également aux organisateurs de salons qui nous ont invités cette année : Lire à Limoges, Saint Maur en poche, Paris Polar, Roman Noir et Magie Blanche à Lyon.
Dédicace au France Loisirs de Grenoble avec Valérie et Sandrine, les libraires
De quoi occuper nos week-ends au cas où nous ne saurions pas quoi faire, et l'occasion de rencontrer de nombreux et sympathiques lecteurs, et d'échanger nos expériences avec d'autres auteurs.
Des expériences certes un peu fatigantes, mais également très enrichissantes que l'on renouvellera... mais quand même pas trop souvent, nos emplois du temps étant déjà bien chargés.
Une expérience un peu traumatisante, mais heureusement vite oubliée, car plus facile à vivre à deux : une séance dédicace au Salon du livre de Paris, sur le stand de Robert Laffont coincés entre Jean Teulé et Mazarine Pingeot qui avaient foule, alors que personne n'est venu nous voir ! :)

Ça continue aussi pour les versions audio
Avec une parution chez Audible de La messe des morts au mois de mars (autoédition) et de Le Sceau des sorcières (Robert Laffont) au mois d'avril.


L'occasion de permettre à un autre type de lecteurs de découvrir nos titres avec ce nouveau format qui semble gagner de l'auditoire, même si on reste encore assez loin des chiffres de vente du format papier, et encore davantage du numérique.

Toujours un pied dans l’autoédition
Et parce qu'on ne renie pas nos origines, nous exploitons encore des titres en autoédition avec deux nouvelles sorties cette année.

La Messe des morts le 24 février, date anniversaire des 6 ans de Jacques Vandroux, en attendant qu'un jour, peut être, ce titre soit édité chez Robert Laffont.
Et le petit dernier, Jeanne, paru fin novembre. Un roman court, ou une très longue nouvelle, au choix, écrit pour faire une pause entre deux titres plus longs, et pour permettre à nos chers lecteurs de patienter un peu en attendant le retour de Nadia Barka, notre policière de choc. 
Un format propice à l'autoédition, car il n'intéresse pas forcément les éditeurs.


Et bien sûr, une fois de plus, notre rendez-vous annuel sur le stand d’Amazon au Salon du livre de Paris 2018. L'occasion de rencontrer ou de retrouver de nombreux auteurs autoédités ou devenus hybrides comme nous (ils sont de plus en plus nombreux). Certains sont devenus des amis, et c'est toujours avec plaisir que nous participons à cet événement. Un grand bravo et merci à Ainara Ipas pour l'organisation sans faille, et un clin d'oeil à Lhattie, Laurent et Patrick pour une belle crise de rire comme on n'en a pas souvent !

Et toujours du travail !
Encore du travail en 2018, avec l’écriture et la sortie de Jeanne et l'écriture en cours d’un nouveau roman.
Encore un gros pavé qui verra revenir le capitaine Nadia Barka en petite forme.
L'histoire avance bien, même si Jacques n'est pas toujours disponible autant qu'il le souhaiterait, l'année 2018 l'ayant pas mal mis à contribution sur le plan familial et professionnel.
On vous tiendra au courant, bien sûr, de l'avancée de ce projet.

Côté blog, léger ralentissement : une dizaine d'articles cette année, ce qui reste honnête. Par contre, mon niveau en italien progresse bien ! On ne peut pas tout faire ! Le côté positif quand même, c'est que nous avons là l'occasion de jouer aux touristes dans de belles villes italiennes, inspirant Jacques pour de nouvelles scènes dans ses romans.

Et bien sûr, comme je l'ai dit, de nombreuses interactions avec des lecteurs et des auteurs, aussi bien en ligne qu'en live. Eh oui, dédicaces et salons, c'est très sympa, mais ça empiète sur le temps d'écriture !! 

Belle activité et nouvelles découvertes donc en 2018 chez les Vandroux !

Et pour 2019 ?
Je sens que vous brûlez d’impatience de savoir ce qui vous attend pour 2019. 
À vrai dire nous aussi !

Pour le moment, côté édition classique, il est prévu une parution chez Pocket au mois de juin de Au Cœur du Solstice, la première aventure de Nadia Barka. La suivante (Le Sceau des sorcières) devrait suivre en 2020. Pas de nouveau titre prévu en grand format chez Robert Laffont. On croise les doigts pour qu'il y en ait un en 2020.

Côté rencontres, j'espère que nous serons invités sur quelques salons du livre, avec une petite pointe de regret pour le quai du polar à Lyon, si proche de chez nous.

Côté écriture, Jacques a pour mission de terminer le roman en cours. Suivra ensuite notre procédure de relecture et corrections toujours assez chronophage... mais indispensable. Ensuite... on verra !
Un petit spoil ? Le titre, provisoire pour moment, pourrait bien être Le Testament de Botticelli, avec Nadia Barka dans le premier rôle. Je n'en dit pas plus pour le moment !!

Côté autoédition, je vais tenter de nouvelles expériences (ça faisait longtemps) en utilisant les services de Bookelis 
  • pour pouvoir proposer la version papier de Jeanne dans tout le réseau des librairies plutôt que seulement sur Amazon.
  • pour proposer les versions numériques des nouvelles Décollage Imminent et Les Enchères sur l'ensemble des plateformes numériques. Ayant désormais une audience ailleurs que sur Kindle, il est temps de proposer ces titres à nos nouveaux lecteurs.


À bientôt pour de nouvelles aventures et, d’ici là, Jacques s’associe à moi pour vous souhaiter avec un peu d’avance, une excellente année 2019.
Jacques-Line Vandroux 

mercredi 28 novembre 2018

Un nouveau titre de Jacques Vandroux bientôt entre vos mains.


Voilà déjà quelques mois qu’est paru La Messe des morts. Un joli petit succès parmi les lecteurs de numérique. Mais déjà certains s’impatientent : « Jacques, Jacques, c’est pour quand ce prochain roman ? »
Que l’on se rassure, Jacques est en pleine phase créatrice et avance sur l’écriture d’une nouvelle histoire de Nadia Barka. Elle va nous revenir, certes pas complètement en forme après s’être fait poignarder dans Le Sceau des Sorcières, mais suffisamment en forme cependant pour mener une nouvelle enquête.
Mais pour revoir Nadia, il va vous falloir patienter encore quelques mois. Car, comme on vous l’avait expliqué, écrire et publier un gros roman ne se fait pas en quelques jours.

Alors, parce qu’on vous aime bien et vous permettre d’attendre plus sereinement, Jacques vous a concocté une petite surprise pour Noël : un roman court (environ 100 pages au format poche) bien différent de son genre habituel : Jeanne


Au passage, nous remercions Matthieu Biasotto, toujours très créatif pour la réalisation de cette nouvelle couverture.

Vous pourrez, si vous le désirez, vous procurer ce court roman sur Amazon :
Dès à présent en version papier au prix de 7,99 euros ici
A partir du 30 novembre n version numérique au prix de 2,99 euros ici 
Et bien sûr, comme d’habitude, si vous lisez sur d’autres supports que Kindle, nous vous enverrons sur demande une version EPUB en échange d’une preuve d’achat. 

Pour titiller votre curiosité, voilà ci-dessous la quatrième de couverture.

« Daniel Koenig, médecin militaire
Juliette Milovski, sergent dans les forces spéciales de l’armée française
Au cours d’une mission de secours dans les montagnes afghanes, un phénomène inconnu les projette dans une paisible forêt. Paisible ? Pas tant que ça, si l’on considère les deux pendus qui se balancent au-dessus d’eux à leur réveil.
Déroutés par leur nouvel environnement, un objectif s’impose à eux. Comprendre où ils ont atterri, et peut-être même … quand ? »
Bonne lecture, et ...
à bientôt pour de nouvelles aventures
Jacqueline Vandroux

mardi 11 septembre 2018

11 septembre 2001 : Voyageur en transit, extrait d'un récit autobiographique

Je vous retrouve pour notre quatrième rendez-vous annuel du 11 septembre.
Après l'écriture de Au Cœur du Solstice, pour se changer les idées, Jacques avait eu envie de coucher sur le papier son vécu du 11 septembre 2001 : une escapade d'une semaine en Terre Neuve en tant que réfugié. Il y a connu un formidable élan de solidarité, pendant que je me rongeais les sangs de mon côté.
Ce récit n'a pas vu le jour. Sa motivation pour le terminer n'était pas au rendez-vous. J'ai tenté de reprendre le flambeau, mais je ne suis pas allée très loin non plus.
J'ai partagé avec vous trois extraits. A force, on réussira peut être à en faire un récit complet un jour !
Vous les trouverez sur ces liens.
Cette fois, voyons ce qui se passe du côté des habitants de Gander. Un chapitre totalement imaginé, mais qui ne doit pas être tellement éloigné de ce qui s'est réellement passé !

Préparatifs


Gander, onze heures.

— Trente-huit ! On a trente-huit avions posés à l’aéroport !
— Et ça fait combien de passagers ? demande John.
— Je n’ai pas encore toutes les informations. Inutile de vous dire que c’est le bazar, les gars. Mais à vue de nez, il y a plus de six mille personnes qui patientent dans ces engins.

Un silence succède à l’annonce du maire de Gander. Plus de six mille personnes, alors qu’ils n’étaient que dix mille citoyens à Gander ! En quelques heures, la population a pratiquement doublé.
— Et que doit-on faire ?
— Pour le moment, les instructions sont les suivantes. On les laisse à bord en attendant que la situation s’éclaircisse. Quatre avions kamikazes ont été dénombrés jusqu’à présent chez nos voisins. Mais ils ont tous décollé d’aéroports américains. 
Le maire saisit une liste sur son bureau, chausse ses lunettes et énumère :
— Le vol American Airlines AA11 a décollé de Boston, en direction de Los Angeles et s’est écrasé sur la première tour du World Trade Center à New York. Le vol United Airlines UA175, qui partait aussi de Boston pour Los Angeles, s’est écrasé sur la seconde tour. Le vol American Airlines AA77, qui allait de Washington à Los Angeles s’est encastré dans le Pentagone. Et le vol United Airlines UA93 parti de Newark pour San Francisco s’est écrasé en Pennsylvanie. Je vous propose de faire une minute de silence pour prier pour toutes les victimes de cette barbarie.
Les hommes et les femmes présents dans la salle principale de la mairie se recueillent, sonnés par cette litanie et incrédules face à la violence des évènements chez leurs voisins. Ils attendent que le maire reprenne la parole :
— A priori, il y a peu de risques avec les avions qui se sont posés chez nous. Ils viennent d’Europe et aucun mouvement suspect n’a été relevé par les équipages avec lesquels nous sommes en contacts.
— Ils vont donc repartir pour l’Europe.
— Non. Pas tout de suite et pas forcément. Tout d’abord, certains d’entre eux appartiennent à des compagnies américaines ! Ensuite, la plupart n’auraient pas assez de carburant pour faire le voyage en sens inverse. Enfin, les Européens demandent un peu de temps pour mettre en place des mesures.
— Quelles mesures ?
— Mais je n’en ai aucune idée, John !
— OK Robert, je me renseigne juste.
— T’as raison, il n’y a pas de mal. Une chose est certaine : ils sont là pour plus de quelques heures. Il faut donc qu’on se prépare à les accueillir.
Les participants à la réunion de crise se regardent, conscients de l’ampleur de la tâche. Ce sont sans doute plus de six mille personnes qui sont enfermées à quelques kilomètres d’eux. Gander n’est absolument pas équipé pour recevoir un tel nombre de passagers. Le maire ajoute :
— Il va falloir non seulement les héberger, mais aussi les nourrir… et Dieu seul sait pour combien de temps !
La tâche semble tellement insurmontable que personne n’a de mot. Jamais la ville de Gander n’avait dû affronter un tel défi, avec un tel timing. Ils ne peuvent pas laisser les passagers dans leur prison pendant des jours ! Comment les loger ? Où trouver de quoi les nourrir en quelques heures ?
— Mais comment va-t-on faire ça ? demande John. Il y a à peine cinq cents chambres d’hôtel dans la région.
— Assez pleuré les gars ! coupe Amanda MacFlur. Cinq cents chambres, c’est déjà mille personnes casées. Il n’en reste plus que cinq mille ! Tout ce monde a besoin de nous et nous n’avons qu’une nuit pour tout organiser. Nous allons contacter tous les habitants de la ville et appeler les responsables des villages du coin. On a tous des réserves de nourriture dans nos caves : alors on va les vider. On va les recevoir, nos gens tombés du ciel ! Je peux en prendre deux chez moi et je m’occupe d’aménager le gymnase avec Mélanie. Si on s’y met tous, je veux bien parier que nous serons prêts pour demain matin. Il ne sera pas dit que les Newfies n’ont pas le sens de l’accueil !
Le discours enthousiaste de l’adjointe au maire galvanise le conseil. Ils réussiront. Ils y passeront la journée et la nuit s’il le faut, ils traverseront une partie de l’île pour trouver des logements, et seront dignes de la réputation de solidarité de leur pays.
Le téléphone sonne. Le maire prend l'appel, écoute son interlocuteur, dit deux mots et raccroche.
— Toutes les routes du coin sont bloquées : plein de gens sont venus regarder le spectacle des avions parqués sur l’aéroport. Il y a des bouchons partout. On va en profiter les gars.
— Oui, enchaîna Amanda. On va faire du portière à portière pour leur demander de nous amener des vivres. Ils sont tous déjà sur place et je suis certain qu’ils répondront présents.

Gander, 12 septembre, six heures

La nuit touche à sa fin. La petite ville bourdonne d’activité. Le défi que se sont lancé tous les habitants de Gander et des environs est le plus efficace des excitants. Ils sont épuisés, mais viennent de mettre en place suffisamment de lits pour accueillir les six mille cinq cents passagers et membres d’équipage arrivés sur leur île.
 

La suite l'an prochain ? Peut-être ! Une affaire à suivre...
Jacqueline Vandroux