samedi 18 février 2017

Notre bilan sur l'abonnement Kindle


Certains auteurs, et même certains lecteurs, se demandent parfois comment fonctionne l'abonnement Kindle pour les auteurs. 
Sont-ils rémunérés sur ces emprunts ? 
Et si oui, de quelle façon ? 
Questions auxquelles je vais essayer de vous répondre aujourd'hui, plus d'un an et demi après la mise en place du paiement à la page, sur la base de notre retour d'expérience.

Pour mémoire, j'avais déjà écrit un article sur le sujet au tout début de la mise en place du paiement à la page, et il y aura forcément quelques redites. Vous le trouverez ici :
http://jacquesvandroux.blogspot.fr/2015/07/ku-koll-combien-ca-rapporte.html

L'Abonnement Kindle, c’est quoi ?
Amazon propose également, depuis décembre 2014, une offre d’abonnement. Cette offre est appelée KU (pour Kindle Unlimited / Kindle à volonté) partout, sauf en France où elle a été rebaptisée "Abonnement Kindle" pour des questions de législation sur la loi du prix unique du livre.

Elle permet aux lecteurs, moyennant un abonnement mensuel de 9.99 euros, de lire des ouvrages à volonté... ou presque.
D’après la médiatrice du livre, la somme totale des abonnements acquittés par les abonnés doit demeurer supérieure, à tout moment, au montant cumulé des crédits de consultation effectivement consommés sur la période considérée.
Il faut donc que tous les crédits de tous les consommateurs soient épuisés pour que l’abonnement soit bloqué. Ces crédits se compensent entre chaque abonné du service.
 

Le paiement à la page.
Les auteurs indépendants qui veulent proposer leur livre dans cette offre, doivent publier leurs livres en exclusivité sur Amazon, via le programme appelé « KDP Select ».
Chaque mois, Amazon abonde un bas de laine dénommé « Fonds Mondial de KDP Select » en fonction de différents paramètres dont le nombre d'abonnés.
Puis, durant ce mois, le nombre total de pages lues est comptabilisé. L’enveloppe est alors redistribuée aux auteurs suivant le succès de leurs livres, c'est à dire le nombre de pages lues.
Pour tenir compte des réalités des différents marchés du livre numérique, la rémunération par page lue ne sera pas la même partout. En Allemagne, par exemple, pays qui compte de nombreux lecteurs en numérique, elle est bien plus faible qu'en France ou qu'en Espagne.
Et bien sûr, les auteurs ou les éditeurs ne sont absolument pas obligés de proposer leurs livre dans cette offre d'abonnement.

Et pourtant, la loi dit que c'est à l'éditeur (donc dans notre cas, à l'auteur indépendant) de fixer son prix à la page ?
Amazon impose aux auteurs indés de fixer des prix à la page ridiculement faibles (entre 0.01 et 0.03 centime la page). En revanche, le montant à la page qui est finalement reversé aux auteurs n’a rien à voir. Il est heureusement bien plus élevé, même s’il ne fait pas l’unanimité. J'en reparle un peu plus loin. 

Comment est calculé le nombre de pages ? 
Depuis juillet 2015 Amazon a mis en place un système de comptage de pages.
Avant, quelle que soit la taille du livre emprunté, l’auteur touchait la même somme. Pire encore, il ne percevait le montant prévu QUE si le lecteur était arrivé à 10 % de l’ouvrage ! Donc pour un livre de 4 pages, la somme était perçue dès l’ouverture de l’ebook, alors que pour un livre de 800 pages il arrivait fréquemment que l’auteur ne soit pas payé.
Depuis la mise en place du système des pages lues, les contenus plus consistants en nombre de pages sont favorisés. Ce qui est le cas des romans de Jacques : pour nous, ce nouveau système est beaucoup plus avantageux.
Amazon a défini un système pour calculer le nombre de pages de manière équitable d’un livre à l’autre. Le nombre de pages est appelé KENPC (pour Kindle Edition Normalized Page Count). Depuis février 2016 (KENPC 2.0) il faut compter environ 180 mots par pages ou 1 100 signes (espaces comprises). Ces chiffres sont un bon ordre de grandeur (en tout cas pour les livres de Jacques), mais peuvent légèrement varier d’un titre à l’autre ou d’un auteur à l’autre, en fonction de critères que je ne maîtrise pas. 
Avant février 2016, ces valeurs étaient un peu plus faibles et chaque livre contenait donc davantage de pages. 

Comment connaître le nombre de pages KENPC de votre livre ?
Dans votre bibliothèque KDP, cliquer, pour le livre sélectionné le bouton indiqué en rouge ci-dessous. Puis, dans le menu déroulant, choisissez "Informations KDP Select".
Puis, descendez un peu dans la page qui apparaîtra, jusqu'à atteindre cet encart. Votre nombre de pages KENPC sera alors visible (ici surligné en jaune)
Le prix à la page
Comme vu précédemment, le prix à la page varie chaque mois. Je vous ai retracé l'historique de cette évolution sur le graphique ci-dessous. 
En bleu, les montants payés à la page, quelle que soit la manière de calculer ces pages.
En rouge, des valeurs revalorisées en fonction de la méthode de calcul actuelle (calcul valable pour nos titres... sans garantie pour les vôtres). 

On pourra constater qu'après une baisse assez conséquente du prix versé par page, ce prix est reparti un peu à la hausse. Puis, en février, nouvelle baisse !  La valeur moyenne du prix versé en 2016 était d'environ 0.5 centime d'euro la page.
Gardons toutefois en mémoire que ce prix est variable, et qu'en Allemagne, on tourne plutôt autour de valeurs comme 0.3 centime, donc beaucoup moins !

Comptabilisation des emprunts 
Lorsqu’un lecteur attaque un nouveau livre grâce à cet abonnement, l’auteur percevra seulement le montant correspondant aux pages lues
Si le livre est abandonné en cours de route, seules seront rémunérées les pages lues. 
Si le lecteur reprend son livre 6 mois après, les pages sont comptabilisées et payées à nouveau, même si, entre temps, l’auteur est sorti du dispositif.

Toutefois, cet acte d’emprunter le livre sera comptabilisé par Amazon comme un achat réel et aura donc un impact sur le classement du livre. Un bon moyen de faire la différence avec les livres qui ne sont pas empruntés, d’être mieux classé, et donc d’avoir plus de visibilité, et donc de trouver plus de lecteurs. Un cercle vertueux dont nous avons incontestablement mesuré l’efficacité dans les deux sens : en intégrant le dispositif ou en le quittant.
Le seul bémol pour les indés, c’est qu’ils n’ont pas accès au nombre d’emprunts, mais seulement au nombre de pages lues, ne permettant pas, du coup d’accéder à plein d’informations intéressantes du genre :
• Combien de personnes empruntent sans lire ?
• Quel nombre de pages par livre est-il lu ?
• Combien de temps un lecteur met-il pour lire un livre ?
C’est dommage, et de nombreux auteurs ont demandé à avoir cette information. Mais Amazon a le culte du secret et dévoile le moins de chiffre possibles !!
J’avais fait un exercice au début de la mise en place du comptage de pages pour Projet Anastasis :
http://jacquesvandroux.blogspot.fr/2015/11/ku-koll-comment-les-lecteurs-lisent.html
Pour nous, la conclusion était que la majorité des lecteurs qui attaquaient le livre le terminaient. Ce qui était plutôt rassurant.


Avantages / inconvénients
Avant d'en arriver à nos chiffres, récapitulons les avantages et les inconvénients de l'abonnement Kindle pour l'auteur indépendant :


Inconvénients 

  • Le principal inconvénient pour les indés souhaitant bénéficier de l’abonnement Kindle est de devoir publier en exclusivité sur Amazon, sans pouvoir élargir leur lectorat sur les autres plateformes.
  • Autre gros inconvénient : pour les titres courts (nouvelles, poésie, livres illustrés, romans courts...) ce système rapporte vraiment peu, et l'auteur pourra avoir l'impression de donner son livre pour rien.
Avantages
Heureusement, il y a aussi, comme on l'a vu, quelques avantages à adhérer au programme KDP SElect pour pouvoir bénéficier de l'abonnement Kindle.

  • Pouvoir Bénéficier de mises en avant conséquentes si vous avez la chance que votre livre soit sélectionné pour les offres spéciales (offre du jour ou offre du mois).
  • Bénéficier, sur Amazon, d’un lectorat beaucoup plus large : le choix de lectures à emprunter étant encore réduit, puisque les éditeurs sont réticents à adhérer, les lecteurs sont poussés à découvrir des auteurs qu’ils n’auraient jamais lus autrement. C'est ainsi que de nombreux lecteurs ont découvert les titres de Jacques.
  • Générer des revenus qui peuvent être non négligeables, surtout si vos titres comprennent un grand nombre de pages.
  • Chaque emprunt comptant comme un achat, être mieux classé, et donc bénéficier du cercle vertueux "plus de visibilité / plus de ventes / plus de visibilité"
Malheureusement, ces avantages valent surtout pour les titres ayant un minimum de visibilité. En effet, les auteurs qui sont placés très loin dans le classement des ventes auront du mal à profiter des avantages de l'abonnement Kindle, et beaucoup se plaignent d'avoir un nombre infime de pages lues.
Si par contre vous avez plus de chances, et que vos livres ne sont pas enfouis dans les profondeurs du classement, vous pourrez profiter pleinement de ces avantages.

Quelques chiffres : les nôtres.
Nous avons la chance de faire partie de cette deuxième catégorie. 
Pour les quatre romans de Jacques, tous des romans fleuve, le nombre de pages  KENPC est conséquent. 

La redevance.
La redevance perçue pour chaque livre lu en entier via l'abonnement Kindle est donc, à ce jour, plus élevée que celle perçue sur une vente directe (pour ces livres nous percevons 2.67 euros lorsqu'ils sont vendus à 3.99 euros). C'est ce que montre la colonne verte du tableau ci-dessous calculée avec un prix à la page moyen de 0.5 centime. Toutefois, cela n'est pas gravé dans le marbre, puisqu'en Allemagne ce ne serait plus le cas. Encore une fois, si vos romans sont moins longs, ce ne sera pas le cas non plus.

L'importance des emprunts
Toujours dans notre cas, dont je reprécise qu'il n'est pas une généralité, le pourcentage de livres empruntés (lus en entier) se situe alors dans une fourchette de 20% à 30%, ce qui est loin d'être négligeable du point de vue du classement du livre.

L'importance des gains
Et enfin, parce qu'il s'agit de gros livres, les gains liés à l'abonnement se situent donc dans une fourchette de 33% à 46%

Bien sûr, suivant le volume de vos livres et suivant leur succès, vos résultats seront peut-être très différents des nôtres. Cela vous apporte néanmoins quelques pistes de réflexion pour vous aider à vous décider si vous souhaitez, ou non, adhérer à KDP Select et pouvoir proposer vos livres dans ce système d'abonnement.


À vos calculettes ! 


À bientôt pour de nouvelles aventures.
Jacques-Line Vandroux

mardi 31 janvier 2017

Une balade à Rome dans le Sceau des sorcières

Romulus et Rémus, fondateurs de Rome selon la légende, nourris par la louve

Le roman Le Sceau des sorcières ne manque pas d'épisodes noirs ou très noirs. Heureusement, pour souffler un peu, l'auteur nous ménage quelques passages plus légers, et en particulier, permet à Nadia de s'évader un peu de ses démons avec cette escapade à Rome, accompagnée du père de Valjoney.

Et il faut bien reconnaître que l'atmosphère et la lumière peuvent y être apaisantes, surtout lorsqu'on aperçoit, comme ici, le Colisée au bout d'une rue.

Et quand on s'en approche, on ne peut qu'admirer ce monument imposant qui défie les siècles.


Accompagnée du prêtre, Nadia profite des points de vue sur le forum romain, avant d'aller dîner en bonne compagnie.



Et le lendemain, il faut se replonger dans l'enquête, avec un tour au Vatican, et, pour commencer Saint-Pierre de Rome.


La Pieta de Michel Ange ne manque pas d'émouvoir notre héroïne.

Sans parler de tous les autres chefs d'oeuvre qu'on y trouve.


Elle fera même une rencontre des plus étonnantes qui ne manquera pas de la troubler.


Direction le Trastevere pour tenter d'interroger le vieux misanthrope.


Qui aurait pu habiter dans un lieu de ce type :

Et nos héros auraient pu dîner dans un excellent restaurant au cœur de la vieille ville, juste à côté de cette splendide treille. On a testé pour vous Le Tavernelle : excellent choix de nos héros.

Mais il y a tant de belles choses dans cette ville...


A bientôt pour de nouvelles aventures !
Jacques-Line Vandroux


Autres lieux d'inspiration pour le Sceau des sorcières:
Pour Au Coeur du Solstice, puis Heart Collector, sa version anglaise, je vous avais préparé quelques pages regroupant les différents lieux de l'action. Vous pouvez les retrouver ici, puisque le Sceau des Sorcières se tient dans le même décor.

samedi 7 janvier 2017

Autoédition : tous mes articles.


Ça y est bande de chanceux, j'ai regroupé tous les articles sur l'autoédition par thème et j'ai publié chaque thème au fur et à mesure.
Et pour que tout cela reste facilement accessible, tout cela est regroupé dans l'onglet "Autoédition" de ce blog, sur le menu ci-dessus, ou alors ici :
http://jacquesvandroux.blogspot.fr/p/auto-edition-le-parcours-de-jacques.html

C'est pas formidable ça ? Tous les articles accessibles depuis une seule page. Tous les œufs dans le même panier !
On peut dire que je vous ai gâtés.

Bon, pour doucher un peu votre enthousiasme, je vous informe quand même qu'il s'agit d'articles parus depuis mi 2012. Certains commencent à dater, car dans ce petit monde, tout bouge si vite.

La solution ? Des informations complètes et mises à jour mi-2016 ?
Si cela vous intéresse, retrouvez tout cela dans mon guide sur l'autoédition : Grimpez vers le top 100, disponible dans toutes les librairies numériques, et sur Amazon, pour la version papier.
Après... vous faites comme vous voulez...

En tout cas, merci de m'avoir suivie jusqu'ici, et, si ce n'est pas déjà fait, n'hésitez pas à découvrir aussi les romans de Jacques.

A bientôt pour de nouvelles aventures
Jacques-Line Vandroux

mercredi 28 décembre 2016

Un petit bilan pour 2016


Nous voici de retour après quelques jours de vacances et de quasi-absence d'Internet. J'espère que vous avez passé un joyeux Noël, pour ceux qui avaient la chance de le fêter.
La nouvelle année pointe le bout de son nez, il est temps pour nous de faire le bilan de cette année 2016, riche en événements pour notre petite aventure éditoriale.

De nouvelles parutions
Cette année a été effectivement riche en parutions diverses :
  • Projet Anastasis dans sa version anglaise est paru au mois de mars, publié par Amazon publishing dans sa collection Amazon Crossing de livres traduits. Le deuxième roman de Jacques traduit en anglais. Une traduction dans laquelle j'avais été un peu partie prenante avec Wendeline, la traductrice d'Amazon Crossing. Forts de très nombreux lecteurs pour Heart Collector, nous avions bon espoir d'une bonne mise en avant de ce livre, et de nombreux lecteurs.
    Si les lecteurs ont plutôt bien apprécié ce roman, au vu des commentaires laissés sur le site, leur nombre a quand même été une déception : même pas 1% des lecteurs de Heart Collector avec une mise en avant plutôt réduite. Comme quoi, être publié par Amazon Publishing n'est pas une garantie de succès : percer dans le monde ango-saxon est plus difficile qu'en France, et encore plus sans mise en avant.
    Cela dit, la magie du numérique, c'est aussi de pouvoir décoller à tout moment. Tout espoir n'est donc pas perdu.
  • Projet Anastasis dans sa version audio française est paru en juin, publié par Audible. Une première tout à fait intéressante pour nous, la rencontre au Salon du livre de Pierre Tissot, l'interprète de la version audio, la rencontre avec un nouveau type de lecteurs... Certes les livres audio en France n'en sont qu'à leur début, mais connaissent un essor tout à fait remarquable.

  • Grimpez vers le top 100 version 2.0 est paru en juillet. La précédente version datait de 2013, et l'eau avait, depuis, un peu coulé sous les ponts. Des choses avaient changé, d'autres n'existaient plus, d'autres sont apparues, et enfin, en trois ans, notre expérience s'était bien enrichie. Cette nouvelle version est donc très largement complétée, puisqu'elle fait presque le double du volume de la version initiale.

  • Le Sceau des Sorcières paru en septembre (ebook) et fin novembre (papier) en autoédition toujours. Un bel accueil des lecteurs pour ce nouveau roman de Jacques : une nouvelle aventure du capitaine Nadia Barka. Merci à tous nos lecteurs fidèles qui ont lu ce livre, à ceux qui l'ont commenté, à ceux, nombreux, qui nous ont écrit. Un beau cadeau de fin d'année, car on n'est jamais sûr de rien à la sortie d'un nouveau livre.



    Beaucoup de boulot
    Eh oui, tout cela ne s'est pas fait tout seul, et nous avons eu pas mal de boulot en 2016:
    • Fin de l'écriture, relectures et corrections du Sceau des sorcières : des heures et des heures passées.
    • Relecture et corrections de Projet Anastasis dans sa version anglaise.
    • Relecture complète et corrections de Les Pierres Couchées... encore une fois, avec mes filtres de lecture actuels qui ont quand même évolué avec le temps, et grâce aussi à l'aide de Bernard Morin, notre correcteur. 
    • Refonte totale de la partie du blog concernant l'autoédition.
    • Écriture de billets hebdomadaires sur ce blog.
    • Écriture et corrections de la deuxième version de Grimpez vers le top 100 : ça non plus, ça ne s'est pas fait tout seul !! Un peu dans la douleur même, n'ayant pas été super motivée par ce projet.
    • Réponse aux nombreux mails des lecteurs ou des auteurs demandant conseil. Une partie très valorisante (merci à ceux qui nous ont écrit), mais également chronophage.
    • Et bien sûr, Jacques n'allait pas s'arrêter là. Il s'est lancé dans l'écriture de son prochain roman dont le titre reste à définir. Ce sera vraisemblablement encore un gros pavé dont j'ai également attaqué les relectures.

    Comme vous le voyez, on n'a pas chômé !
    Je pense par contre qu'en 2017, J'essaierai de lever un peu le pied et de me concentrer surtout sur le prochain roman de Jacques. Vous continuerez, je l'espère, à trouver des articles sur ce blog, mais sans doute plus à une fréquence hebdomadaire, et sans doute aussi avec davantage de chroniques de livres coup de coeur.

    De jolis succès
    Là encore, nous avons été gâtés en franchissant, début octobre, le cap des 100000 livres (tous formats confondus) vendus en autoédition. 
    Et puis, beau succès pour le Sceau des sorcières, avec beaucoup de mails de lecteurs qui réclament une suite aux aventures de Nadia, et déjà plus de 16000 lecteurs.
    Certes, les chiffres, ce n'est pas tout, mais on ne peut pas nier que cela motive !!

    Et l'édition classique ?
    Si jusque là notre parcours ne semblait pas intéresser les maisons d'édition traditionnelles, il n'en a pas été de même cette année. Nous avons ainsi échangé avec plusieurs grosses maisons d'édition, nos interlocuteurs nous ayant fait des propositions en accord avec notre parcours.
    Nous vous en dirons plus ultérieurement. Il faut bien ménager un peu le suspense, en tout cas, l'idée de voir les livres de Jacques en librairie ne relève plus de la science-fiction.

    Et pour 2017 ?
    Je sens que vous brûlez d’impatience de savoir ce qui vous attend pour 2017. Ce sera l'objet d'un prochain billet. Je sais, c'est un peu cruel... :)

    À bientôt pour de nouvelles aventures, et d'ici là, Jacques s'associe à moi pour vous souhaiter avec un peu d'avance, une excellente année 2017.
    Jacques-Line Vandroux 

    dimanche 18 décembre 2016

    Un road movie atypique à découvrir : Sud Sud-Est de Joelle Herrerrias




    Cela fait déjà un petit moment que je partage avec vous mes coups de cœur sur ce blog. Sud Sud-Est en fait incontestablement partie.
    Ce livre avait été parmi les 10 nominés du grand prix Amazon de l'autoédition.
    Même s'il n'a pas gagné le prix finalement, j'ai trouvé que ce livre était un petit bijou. Il m'avait d'ailleurs été conseillé par l'un des membres du jury.

    Un roman à suspense, mêlant des personnages assez atypiques, et non dénué d'humour un peu pince sans rire (un truc que j'aime beaucoup, vous l'aurez peut-être compris).

    Je vais donc essayer de vous présenter ce livre, et qui sait ? Vous aurez peut-être envie de le découvrir.

    Quelques mots sur l'auteur. 
    Alors là, je vais avoir un peu de mal : je ne connais pas du tout cette auteur. Voyons donc ce que nous en dit sa page Amazon :

    Ancienne publicitaire parisienne, Joëlle Herrerias vit aujourd'hui avec sa famille dans un vieux mas des Cévennes, entourée de ses chiens, chats et chevaux. On retrouve dans ses romans son esprit acéré, son franc-parler, son humour parfois outrancier et irrévérencieux qui ne parvient pas toujours à masquer une sensibilité d'écorchée.
    Pour en savoir plus ou commander les livres en version papier, retrouvez-la sur son site http://joelle-herrerias.eklablog.com/ ou encore sur la page Facebook Joëlle Herrerias Auteur.
    Voilà, vous en savez autant que moi et vous avez tous les éléments pour contacter cette personne si vous le souhaitez.

    Présentation du livre sur Amazon :
    Du suspense, de l'aventure mais surtout beaucoup d'humour dans ce roman !
    Car si l'auteur utilise les codes du thriller, c'est avant tout pour s'en amuser, pour jouer avec des personnages atypiques et décalés, lancés malgré eux dans une improbable course poursuite sur les routes du Sud-Est.
    D'indice en indice, au bout du chemin, ils finiront par trouver bien plus que ce qu'ils étaient partis chercher. Pour le meilleur ... et pour le pire.

    L'histoire
    Cette histoire met en scène quatre personnages :


    Philippe Mancini : un psychiatre reconnu et très médiatisé, qui aime jouir de la vie, méprise sa clientèle de riches bourgeoises dont il écoute les problèmes d'une oreille distraite. Ce qu'il veut ? Faire paraître un livre signé de son nom pour rehausser son prestige et accessoirement son compte en banque.

    Elizabeth : jeune femme blonde à la froide beauté, qui vit, difficilement, avec ses traumatismes d'enfance. Elle ne supporte ni la saleté ni la foule, ne supporte pas qu'on la touche, est plutôt asociale et se gave de mauvaise nourriture pour essayer de grossir afin d'être moins désirable. D'ailleurs, ça ne marche pas, à sa grande désolation. C'est bizarre ça, parce que pour moi, ça ne marche que trop bien : je regarde une papillote avec envie, et je gagne instantanément le double de son poids minimum. Comme quoi, le monde est mal fait ! Mais attention, là, je m'égare... 
    Bref, pour revenir à Elizabeth, son métier est celui de nègre, c'est à dire d'écrire des livres à la place des autres. Et c'est justement elle qui doit écrire le livre de Philippe Mancini. Et entre les deux, c'est plutôt mal parti : elle n'aime pas les psychiatres, conséquence des casseroles qu'elle se traîne. Difficile pour ces deux là de communiquer, pour la plus grande joie du lecteur qui pourra ainsi assister à quelques joutes verbales jubilatoires entre les deux protagonistes.

    Sabine Mancini : la maman du psychiatre, une charmante vieille dame qui perd un peu la boule et se croit une patiente de son fils.

    Isidore : un patient du psychiatre, un vrai de vrai pour le coup. Quand il était petit, sa maman, pour recevoir ses amants en toute tranquillité, allait, telle les indignes parents du Petit Poucet, le perdre dans la forêt ou ailleurs, à charge pour lui de retrouver son chemin pour rentrer à la maison. On imagine les dégâts qu'ont pu causer de telles pratiques dans un esprit d'enfant !
    L'adulte qu'il est devenu consulte donc régulièrement le psychiatre, essayant, malgré toutes les séquelles de son passé de mener une vie "presque" normale. 
    Et un jour c'est le choc !
    Il rencontre Elizabeth par inadvertance. Le portrait craché de sa mère (décédée par ailleurs, mais je ne peux pas tout vous raconter non plus quand même !).
    Va ressurgir alors un énorme désir de vengeance.
    Il décide d'enlever la vieille Sabine qu'il croit, dans ses raisonnements tortueux, être la mère d'Elizabeth, afin d'entraîner cette dernière dans son repaire du Sud de la France pour une vengeance finale.

    Le psychiatre et Elizabeth que tout oppose vont donc partir à la recherche de la vieille dame, les obligeant à faire front commun, pour le plus grand plaisir des lecteurs.

    Mon commentaire
    L’histoire est racontée à deux voix. D'un côté (en italique), c'est Isidore qui pense ou raconte, de l'autre côté, on retrouve les autres protagonistes. Ce procédé nous permettant de suivre le récit avec les deux points de vue. 
    Au tout début, on ne comprend pas trop ce qui se passe et ça déstabilise un peu. Mais vous, vous êtes prévenus, vous pourrez donc vous lancer en toute confiance.   

    J'ai beaucoup aimé cette histoire. Malgré leur anthipathie initiale, on s'attache à tous ces personnages atypiques.
    L'histoire est originale, le style est alerte et agréable, la langue impeccable manie le subjonctif avec précision.
    On rentre assez vite dans le vif du sujet, et l'intrigue est menée de manière rythmée. Malgré le suspense, l'humour un peu caustique est très présent. L'auteur sait également nous émouvoir. 

    Bref, un petit bijou qui m'a fait passer un très bon moment de lecture et que je ne saurais que trop vous recommander.

    Encore un auteur indépendant qui mériterait très largement sa place en librairie. Vous le trouverez sur Amazon, en version numérique ou papier ici.

    A bientôt pour de nouvelles aventures
    Jacques-Line Vandroux