mardi 18 février 2014

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Vous avez trouvé comment financer votre traduction ? Vous êtes décidé et allez vous lancer à la recherche d’un traducteur ? 

Attention de ne pas se lancer à l’aveuglette. Bien sûr, vous trouverez sur internet et sur différents forums des tas de propositions de traduction. Si jamais vous pensez donner suite à l’une d’elles, il faut absolument tester le traducteur avant.
Comment faire ? Tout simplement en lui envoyant un échantillon de votre livre à traduire.
Ensuite, plusieurs possibilités :
  1. Vous maîtrisez vraiment bien l’anglais, et vous arrivez à juger par vous même de la qualité de travail. Que cela ne vous dispense pas cependant de soumettre cet échantillon à de véritables anglophones pour un avis objectif. La traduction n’est-elle pas trop british ou trop américaine ?
  2. Vous comprenez l’anglais, mais vous n’avez pas le niveau suffisant pour juger d’un travail de traduction. Il vous faudra absolument dans ce cas, soumettre votre texte à des anglophones.
  3. Vous ne parlez ni ne comprenez pas l’anglais ? Vous allez au-devant de difficultés si vous ne faites pas appel directement à des vrais professionnels qui vous feront payer le prix fort, mais sans réelle garantie, à moins que leur renommée soit sans tache

Ceci étant fait, il va falloir passer par la case « contrat ». Je vous suggère de ne pas négliger cette étape, afin de préciser exactement les droits et les devoirs de chacun : qui a les droits sur la traduction ? Comment est rémunéré le traducteur ? Quels sont les délais de traduction ?... Bref, un certain nombre de points qu’il vaut mieux avoir écrit noir sur blanc pour éviter des déconvenues ultérieures.

Ça y est, le traducteur vous a rendu sa copie, et vous vous apprêtez à vous précipiter sur KDP pour mettre en ligne le futur best-seller anglophone ? 
Arrêtez-vous malheureux ! Vous oubliez une chose importante ! le traducteur est un auteur comme vous, et comme vous, il fait des fautes. Il s’est peut-être relu, mais vous savez d’expérience que ce n’est pas suffisant ! 
Quel type de fautes ?
  • Des fautes de frappe, d’orthographe ou de grammaire, comme tout le monde.
  • Des répétitions de mots
  • Des fautes de typographie, car votre traducteur n’est pas un éditeur et ne sera pas forcément à cheval sur le sujet. Or, la typographie anglaise et la typographie française sont différentes sur un certain nombre de points. Pas de blancs insécables avant les deux-points et points-virgule, moins de virgules ou de deux-points, avantageusement remplacées par des tirets, de longueur différente suivant les cas, les conversations codifiées de manière différente... Bref, un point qu’il vous faudra étudier sérieusement pour finaliser votre texte.
  • Des fautes caractéristiques des traducteurs : tellement plongés dans leur double bain linguistique que certaines phrases traduites en gardant une structure de phrase française peuvent leur échapper. Ils ne les voient pas... et vous non plus forcément !
Vous l’aurez sans doute compris : une fois votre texte traduit, il est important de le faire relire et corriger, et ceci de préférence par quelqu’un qui ne comprend pas le français, afin d’éviter les structures de phrase trop gauloises.
Et là... vous pourrez peut-être en faire une partie vous-même, ou vous mettre en quête d’un correcteur... professionnel ! 

Voilà que ça se complique ! 

À moins de préciser par contrat avec votre traducteur qu’il doit sous-traiter la relecture et les corrections ?
En tout cas, quelqu’un doit y penser, car s’il reste des fautes dans votre texte, les mauvais commentaires seront pour vous !

Pas simple tout ça !!

À bientôt pour de nouvelles aventures !

Jacques-Line


3 commentaires:

  1. Merci, les 3 articles sont vraiment très intéressants. Tout ça semble compliqué, mais bon, c'est tentant quand même !

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  2. Merci pour ce REX Jacques(line).
    Je confirme la nécessité de faire des tests et ensuite de relire soi-même ou par un anglo-saxon (de préférence qui pratique la langue visée: car l'anglais pratiqué par un américain, un australien, un anglais, etc... n'est pas tout à fait le même). J'en suis finalement resté là l'an dernier, le ratio coût/résultat n'étant pas du tout rentable :)

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    1. Merci pour vos retours. C'est vrai que c'est tentant, et si vous êtes vraiment tenté... Eh bien il faut se lancer, sinon, vous le regretterez. Par contre, comme le dis Don, ce n'est pas gratuit. Et il y aura pour vous un gros travail derrière tout cela...
      Pour ce qui est de la rentabilité de notre démarche, j'y viendrai, j'y viendrai... :)

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