dimanche 30 mars 2014

Faire traduire son livre : de la difficile promotion

Après avoir vu dans les articles précédents :

Faire traduire son livre : qui doit le faire ?
Faire traduire son livre : combien ça coûte ?
Faire traduire son livre : interactions avec le traducteur.
Faire traduire son livre : de la difficile promotion.
Faire traduire son livre : notre retour d'expérience. 
Faire traduire son livre : pour aller plus loin.  
Faire traduire son livre : Amazon Crossing.
Faire traduire son livre : Amazon Crossing, c'est quoi? 
Faire traduire son livre : Kindle First, c'est quoi ?
Faire traduire son livre : Un bilan avec Heart Collector 


Vous êtes plus que jamais décidé à vous lancer : vous avez trouvé le financement, vous avez trouvé la perle des traducteurs qui vous a fait un travail aux petits oignons. Travail qui a été lui-même relu et corrigé par un pro.
Il ne vous reste plus maintenant qu’à le vendre !

Comme tous les auteurs auto-édités le savent déjà, promouvoir son livre n’est pas une chose facile, et, suivant la démarche adoptée, peut vite prendre un temps fou. Et pourtant :
  • Si j’en crois ma recherche sur le site Amazon, il n’y aurait environ QUE 150 000 ebooks en français.
  • Comme il s’agit de votre langue, vous pouvez être au plus près de vos lecteurs et la promotion en est grandement facilitée.
Que dire alors de la promotion de votre chef d’œuvre dans une langue dans laquelle 
  • Il existe quasiment 2 millions d’ouvrages au format Kindle, et même s'il y a beaucoup plus de lecteurs, nous savons bien que ce sont surtout les livres bien classés qui se vendent !
  • Un nouveau livre paraît environ toutes les 30 minutes
  • La plupart des auteurs qui vendent beaucoup de livres sont devenus de véritables professionnels. Ils ont fait de l’écriture et de la promotion leur activité principale, embauchent des correcteurs pour les relectures et des graphistes pour leurs couvertures, et ont un budget publicité pour mettre en avant leurs ouvrages sur les sites bien en vue
  • Les auteurs célèbrent de plus en plus nombreux côtoient les inconnus sur KDP
Et dans une langue enfin, que vous maîtrisez sans doute beaucoup moins bien que la vôtre, voire pas du tout. 
Imaginez le temps à passer pour défricher tout cela et se faire une petite place au soleil.

Heureusement, grâce à Amazon, vous avez deux outils de promotion simples d’utilisation, qui nécessitent toutefois que votre livre soit en exclusivité chez eux via le programme KDP Select.
  • Les 5 jours de promotion gratuite. C’est facile à mettre en œuvre, mais à moins que vous n’ayez des réseaux outre-Atlantique pour informer les lecteurs, le résultat risque d’être décevant. De plus, comme le savent sans doute un grand nombre d’auteurs, le seul intérêt de ces jours de gratuité c’est de faire en sorte que votre livre soit téléchargé le plus possible, pour que, une fois redevenu payant sa cote de popularité monte. Rares sont les commentaires obtenus. Or, dans les pays anglophones, le challenge est plus ardu, car ce n’est pas un, mais 10 livres qui doivent être téléchargés pour une montée de popularité équivalente.
  • Kindle Countdown deal. Autre outil, sans doute plus intéressant, à condition toutefois que votre livre coûte au moins 2.99 dollars. Sinon, vous ne pouvez pas l’utiliser. Cet outil vous permet de proposer des baisses de prix, qui sont répercutées dans un catalogue visible des lecteurs. Pour l’avoir modestement testé avec « Au Cœur du Solstice » qui est un livre en français, je suis persuadée que cet outil doit être assez efficace pour un recueil en anglais. 
Ces deux opportunités vous laissent donc une toute petite chance de rendre votre livre un tant soit peu visible aux États-Unis, depuis votre salon en France, sans réel effort de votre part.

Et avec beaucoup de chance... vous vendrez peut-être beaucoup beaucoup de livres !
Mais... attention, si ça marche vraiment vraiment bien, vous risquez d’être ennuyé, car vous allez dépasser le seuil de gains autorisés, pour ceux qui seraient autoentrepreneurs... Et il vous faudra réfléchir à un autre statut.

Le prochain article sur le sujet risque de vous faire sourire lorsque vous le lirez : il s’agira de notre petit retour d’expérience sur le sujet.


À bientôt pour de nouvelles aventures

Jacques-Line


2 commentaires:

  1. Toujours intéressant, merci pour ce partage d'expérience (de surcroît agrémenté d'une belle feuille d'érable) ! J'ai bien hâte de lire le prochain article ;)

    Pour ajouter à l'article, il peut être intéressant de contacter des sites comme sweetfreebooks.com ou bookbub.com pour être mis en avant dans leur liste de distribution à l'occasion de promotions gratuites (étant précisé que bookbub sélectionne les livres, contrairement à Sweetfreebooks).
    Goodreads peut également s'avérer un précieux allié (via les groupes, notamment).

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    1. Merci pour ces précisions.
      Effectivement bookbub sélectionne les livres, et la sélection est sévère! Sans oublier que ces service sont payants. Mais vu les chiffres annoncés (https://www.bookbub.com/partners/pricing), cela peut être tentant... à condition de figurer parmi les heureux élus.

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