vendredi 11 décembre 2015

Publier sur d'autres plateformes : Kobo

Après avoir partagé avec vous nos chiffres de vente
sur Google Play
puis sur Itunes,
il est temps maintenant de parle de Kobo. 
Un peu surbookéee et pas mal fatiguée en ce moment, je vous ai un peu fait attendre pour cet article. 
2015 pointant le bout de son nez, il est plus que temps de le publier.

Comment publier sur Kobo ?
Voilà déjà un petit moment, j’avais publié un article expliquant comment publier sur Kobo. Kobo Writing Life est une plateforme super simple d’utilisation. Le seul bémol étant les bugs parfois rencontrés par les auteurs. Généralement, on finit par trouver une solution, mais certains se sont lassés avant.
Autres moyens pour publier sur Kobo ? Passer par des plateformes telles que Smashwords dont j’ai déjà longuement parlé, ou la petite dernière qui met les bouchées doubles pour devenir une grande, à savoir Iggybook. En effet, les services aux auteurs s’y développent, et le professionnalisme de ses acteurs ne fait pas de doute.

Se faire connaître
Même si de plus en plus d'auteurs se tournent vers Kobo, ils n'y sont pas encore trop nombreux. Se faire connaître des lecteurs reste donc encore un peu plus facile que sur Amazon.Mais pour cela, il est avant tout important de se faire connaître de l’équipe KWL. Pour cela, un petit mail à writinglife@kobo.com, afin de vous présenter et de présenter vos ouvrages. Cela permettra à l’équipe de proposer des promotions et des mises en avant contenant vos titres, et donc, de gagner en visibilité, aussi bien sur le site de la Fnac que sur celui de Kobo. (Encore merci à Camille pour tout ce qu’elle a mis en place pour nous !!)

Et pour les ventes, ça donne quoi ?
En s’étant fait connaître des équipes de KWL, nous avons pu bénéficier d’un certain nombre de mises en avant : offres éclairs, et mises en avant sur les pages de Kobo et Fnac, pour nous, mais également pour d’autres auteurs indépendants.
Tout cela nous a permis d’augmenter significativement nos chiffres de vente que je vous livre ici (toujours suivant le même process que celui décrit pour les ventes sur Google), et, sans surprise, cela a conduit à des ventes bien plus nombreuses que sur Google ou sur iTunes.

Je ne comparerai pas ces ventes à celles réalisées sur Amazon pendant le même temps. Sur Amazon, nous avons vendu bien plus que les chiffres annoncés ici. Par contre, les résultats sont un peu biaisés, puisqu’en novembre 2015, nous avons publié, sur Amazon uniquement, Projet Anastasis, qui a été un très gros succès, et a entraîné les autres titres dans son sillage. Donc pas de comparaison possible entre les ventes sur Amazon et ailleurs.

Par ailleurs, ces chiffres sont plutôt conséquents sur Kobo, mais on reste loin du Top 50 (puisque sur Kobo, on parle de top 50), où le nombre de ventes journalières est compris entre 10 et 30 ventes quotidiennes d’après les révélations d’un amis auteur. Alors pourquoi nos titres ont cartonné sur Amazon et moins sur Kobo ?
Une question de lectorat ?
Une question de prix ? 2.99 euros pour un indé semblant être une limite à ne pas dépasser d’après les essais de ce même ami auteur.
Inversement, certains titres d'auteurs indépendants connaissent le succès sur Kobo, et pas vraiment sur Amazon.
Force est donc de constater que, sans aide extérieure, les acquis sur une plateforme ne le sont plus sur une autre où tout est à reconquérir.


Pour conclure...
Alors voilà... souvenons-nous que tout cela avait commencé par la réflexion débile d’un internaute sur Facebook : « Si les auteurs indépendants ne publient que sur Amazon, c’est parce qu’ils sont ignorants et fainéants »
Donc maintenant que vous avez lu cette étude comparative, voire, mieux encore, que vous avez testé tout cela par vous-même, vous aurez compris qu’il ne s’agit ni d’ignorance ni de fainéantise, mais d’un véritable choix stratégique :

1. Je fais le choix de rester sur Amazon uniquement et de profiter des outils tels que KDP Select parce que je pense que cela me permettra de vendre davantage. J’ai bien conscience que je fais le jeu d’Amazon, mais d’un autre côté, c’est également Amazon qui en fait le plus pour les auteurs, c’est donc un juste retour des choses. Aux autres plateformes de se bouger si elles veulent attirer les indépendants.

2. Je refuse de rentrer dans le jeu d’Amazon qui veut tirer à soi la couverture. Je publie sur d’autres plateformes, dont Kobo, celle sur laquelle j’ai pas mal de chances de bien vendre. Et puis, tant qu’à faire, puisque j’ai renoncé à l’exclusivité sur Amazon, je peux tout aussi bien publier également sur Google et iTunes, même s’il se passera sans doute un peu de temps avant que je puisse m’offrir autre chose qu’un café avec le produit de mes ventes (mais il paraît que ça rend heureux !). Et puis... je ne suis pas à l’abri d’une bonne surprise : un best-seller sur Kobo.
Est-ce que je vendrai plus ou est-ce que je vendrai moins qu’avec le choix 1 ? C’est impossible à dire puisqu’on ne peut pas comparer les deux options en parallèle.

3. Je suis un aventurier, et  j'ai envie de tout tester.
Rien ne m'empêche de tester mes livres sur Amazon avec l'option KDP Select. Ça ne dure que trois mois, et là non plus, je ne suis pas à l'abri d'un succès. Et si jamais les ventes patinent, il ne sera pas trop tard pour aller tester les autres plateformes.
4. Je veux optimiser mes ventes et ma présence sur les plateformes. Je suis conscient de l’opportunité offerte par KDP Select, mais je ne veux pas non plus dépendre uniquement d’Amazon. Je divise donc mes titres entre ceux vendus uniquement sur Amazon et ceux diffusés plus largement. Rien ne m’interdit de temps à autre d’intervertir ces titres (si si, c’est possible !). et je sais que côté Kobo, il y a également des gens qui soutiennent les auteurs indépendants.

Et les Vandroux dans tout ça ? Très vite après le début de notre aventure qui a commencé sur Amazon, nous avons publié, d'abord via Syllabaire Editions, puis tout seuls comme des grands, sur d’autres plateformes. Avec les ventes que l’on sait. Nous avons toujours eu également des titres en exclusivité sur Amazon. Donc pour nous, choix 4, même si en ce moment, de manière provisoire, nous ne publions que sur Amazon.

Toutefois, il faut bien le reconnaître, si nous en sommes là aujourd’hui, c’est grâce au succès rencontré sur Amazon et à la confiance que leurs équipes nous ont accordée, en particulier en nous faisant signer des contrats de traduction.
Et si Projet Anastasis a eu le succès qu’il a eu, c’est bien également grâce à KDP Select.
Donc choix 4 certes... mais sans oublier qu'Amazon reste le leader sur le marché.

À bientôt pour de nouvelles aventures
Jacques-Line Vandroux

20 commentaires:

  1. Article passionnant, merci !! Et j'envoie de ce pas un mail à KWL !! ;)
    PS : j'ai aimé le clin d'oeil sur le café qui rend heureux. :)

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    1. Ca a amusé Jacques aussi. Ca en fera au moins deux :)

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  2. Sur Kobo, les mécanismes automatiques de recommandation sont beaucoup moins présents que sur Amazon. Donc réussir à établir une relation directe et fructueuse avec l'équipe de merchandising est indispensable.
    J'ai eu la confirmation de ton point de vue et de ce constat par d'autres personnes qui ont encore plus d'expérience que nous deux réunis. Une discussion récente (aujourd'hui !) sur un groupe Facebook avec Juliette di Cen a même amené à ce constat : on peut vendre plus sur Kobo que sur Amazon, pourvu qu'on ait profité d'une mise en avant.
    Une autre démarche de sélection des plateformes est le prix : si tu avais intérêt à faire un coffret (ce dont je ne suis pas sûr compte tenu de tes romans), aller sur iBooks et Kobo uniquement serait plus intéressant en termes de revenus, puisque tu aurais les mêmes commission, même au dessus de 9,99€. Mais nous n'en sommes pas encore là.

    Surtout, merci de partager ton expérience, j'espère qu'elle aidera d'autres à faire les choix qui leur vont bien.

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    1. Ca marche aussi sur Amazon :"on peut vendre beaucoup plus, pourvu qu'on ait profité d'une mise en avant" :)
      Mais j'ai compris l'idée :)

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  3. Sinon, j'ai moi aussi un rapport de 1 à 100 entre Kobo et Kindle ;-)

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  4. Article bien argumenté et équilibré. Ce type d'article peut faire évoluer les choses, dans la mesure où certaines plates-formes ou start-up peuvent se rendre compte qu'il y a un vrai marché avec les auteurs indépendants.

    J'avoue que je crois plus en une hypothétique start-up qu'en Apple, qui me semble plus se concentrer sur la musique et les tablettes et smartphones, ou Google, qui se repose avant tout sur son moteur de recherche, les App de Google Play et ses revenus publicitaires.

    Kobo et la Fnac restent des alternatives, mais je crois que seul un consortium de toutes les autres plates-formes avec un nouveau site révolutionnaire, en tout cas selon les critères traditionnels, pourrait contrer Amazon. Et cela ne pourrait se faire, à mon sens, sans les auteurs indépendants, qui auraient sans doute un rôle central à jouer.

    C'est pourquoi il est important que de nombreux auteurs passent par cette option n°4, afin que les différentes plates-formes puissent s'apercevoir que nous ne faisons pas partie d'un marché captif et inabordable.

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  5. Je pense moi aussi que l'option 4 est idéale. Mais por le moment, avec un seul roman en catalogue, mes options restent un peu limitées ^^ :D

    Merci pour cet article très intéressant, en tout cas !

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  6. C'est sûr :) Le meilleur moyen de promotion d'un livre étant d'en écrire un autre, plus tu as de livres à ton catalogue, plus les options possibles seront importantes.

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  7. J'ai pris l'option 4 avec ma série Lacan et la boîte de mouchoirs et je dois dire que j'ai bien vendu sur Kobo, certains mois à égali†é avec Kindle. Ma série n'est plus dans le top100 depuis longtemps donc mes chiffres sur Kindle n ont pas aussi impréssionnant que les tiens ! Chris

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    1. Merci de ton retour Chris. Il est vrai que au delà d'un certain classement, cela peut valoir la peine de diversifier son offre.

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  8. Bonjour,
    Merci pour toutes ces explications fort intéressantes ! Une question si je peux me permettre...
    Comment s'effectuent les paiements su Kobo? Je n'ai pas réussi à avoir une réponse très claire de leur part. J'ai un ouvrage, en l'occurence un thriller "Ticket de caisse" qui marche assez bien qui a a même figuré dans le top 50 des ventes quelques jours en avril 2017. J'en ai vendu à ce jour depuis le 04 avril pour un montant de gains estimés de 359 euros et quelques centimes...Comment et quand percevrais-je ce dû ?
    Merci pour votre réponse.

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    1. Bonjour,
      Vous recevrez prochainement un récapitulatif de vos ventes d'avril. Elles vous seront payées fin juin, soit deux mois après comme pour Amazon.

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    2. Merci pour votre réponse...Je vous souhaite une belle journée ensoleillée.

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  9. Bonsoir
    Sans vouloir abuser de votre gentillesse, je me permets de vous poser une dernière question à savoir:

    Que faut-il comprendre chez Kobo par gains estimés? est-ce vraiment ces gains-là que l'auteur va percevoir ou la plateforme Kobo va-t-elle encore prendre des droits.
    Pour exemple: mes gains estimés depuis le 04 avril sont de 400 euros et quelques centimes...
    Merci de votre réponse et bonne soirée à vous.
    Françoise Vielzeuf-Balez

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    1. Bonjour Françoise,
      Effectivement, les gains estimés correspond à peu près à ce qui va vous être versé, suivant les taux de change, ça varie toujours légèrement. Par contre, il faudra déclarer ces gains aux impôts bien sur (voir mes articles sur la fiscalité)

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    2. Merci pour vos réponses claires et pertinentes...pas de problème ce sera effectivement déclaré aux impôts.
      Très cordialement à vous et c'est un plaisir d'aller sur votre blog qui m'a bien éclairée.
      Françoise Vielzeuf

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    3. Bonjour,

      Juste un petit mot en passant pour confirmer ce que vous m'aviez laissé entendre au sujet de Kobo. Je reçois chaque mois le produit de mes ventes au centime près. C'est vraiment très intéressant et mes relations avec l'équipe sont excellentes.
      Je vous souhaite une belle journée.
      Françoise Vielzeuf

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